J'AI MAL AU VENTRE

J'AI MAL AU VENTRE

J'AI MAL AU VENTRE

Motif de la moitié des consultations auprès d’un généraliste, il existe plusieurs types de maux de ventre dont l’origine et les remèdes sont différents.

L’alimentation joue un rôle phare dans de nombreux maux de ventre et peut permettre de diminuer voire de faire disparaitre les symptômes.

Souvent au cours de mes consultations, j’entends mes patients me décrire des douleurs dans le ventre allant du picotement au spasme pouvant mener aux urgences de par l’ampleur de la douleur, des problèmes de constipation ou de diarrhée ou alternance des deux épisodes, un gonflement du ventre, des gaz, des ballonnements, des gargouillis intempestifs..

La plupart ont déjà consulté pour ces symptômes voire même passé des examens comme une coloscopie. Et les médecins n’ont rien trouvé pouvant expliquer ces symptômes à travers une maladie (maladie de Crohn , diverticules, intolérance au gluten...).

Bref, le diagnostic tombe : vous souffrez de colopathie, vous avez un côlon irritable ou spasmodique, vous avez un colon plus long que la normale, vous avez un syndrome d’intestin irritable ...

Alors bon nombre de patients subissent ces troubles en pensant qu’il n’y a aucune solution à leur problème…

Aujourd’hui les mécanismes et les causes du syndrome de l’intestin irritable ne sont que partiellement connus d’où la difficulté de potentiels traitements médicamenteux.

On peut en citer 4 :

- un intestin fonctionnant plus vite que la normale (phénomène aggravé par le stress)

- une augmentation de la sensibilité de l’intérieur de l’intestin et donc une moindre tolérance à la douleur provoquée par les gaz par exemple

- une augmentation anormale de la perméabilité de l’intestin qui va répondre par une inflammation locale et donc une digestion perturbée

- une modification de la flore bactérienne de manière quantitative et qualitative mais aussi géographique (bactéries intestinales présentes dans des zones de l’intestin ou elles ne devraient pas être présentes)

 

Mais chez un grand nombre de patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable, une prise en charge diététique spécifique visant à réduire certains aliments permet d’apporter un soulagement.

MES SOLUTIONS

Dans un premier temps, j’effectue une analyse de l’alimentation des patients présentant ces symptômes.

Protocole dit « d’Epargne digestive »

Je le propose dans un premier temps. Celui-ci a pour but de mettre au repos pendant 3 à 4 semaines l’appareil digestif en facilitant son fonctionnement. On éliminera les aliments trop riches en fibres dures, les aliments trop gras, les aliments difficiles à digérer ou les aliments potentiellement irritant pour le tube digestif.

Puis, si les symptômes disparaissent, on procède à une réintroduction progressive des aliments éliminés pendant cette période.

Si les symptômes persistent ou sont très handicapants (douleurs intenses, arrêt de travail..), je proposerai au patient une nouvelle approche diététique

Une alimentation pauvre en FODMAP

FODMAP est en fait un acronyme dérivé de l’anglais pour désigner un groupe de glucides à chaîne courte présents dans certains aliments et qui sont faiblement absorbés procurant ainsi des substances servant à nourrir les bactéries de l’intestin.

F = Fermentescibles (rapidement fermentés par les bactéries du côlon)
O = Oligosaccharides (fructanes et galacto-oligosaccharides ou GOS)
D = Disaccharides (lactose)
M = Monosaccharides (fructose)
A = And (= et)
P = Polyols (sorbitol, mannitol, xylitol et maltitol)

Ces glucides sont fermentés par les bactéries du côlon  et peuvent provoquer des symptômes digestifs. L’approche alimentaire des FODMAP a été développée par Sue Shepard, nutritionniste australienne. Ce régime a été décrit pour la première fois en 2005.

80 % des patients qui l’ont suivi ont vu une efficacité importante sur les symptômes tels que les douleurs abdominales, les gaz, les ballonnements …

Cette diète ne doit pas se faire à vie car son but est de chercher quel est ou quels sont les aliments responsables des désagréments digestifs.

On part donc d’un protocole ou on exclut pendant au moins 2 semaines les aliments « à risque » jusqu’à disparition des symptômes et au plus 2 mois puis on établit un processus progressif de réintroduction.

Cette approche doit donc s’effectuer obligatoirement avec un accompagnement d’un professionnel de la nutrition formé à cette pratique.

Je propose au sein du cabinet un protocole spécifique ainsi qu’une prise en charge en sophrologie si nécessaire

N’hésitez pas à me demander conseils